Un an.
Rien n'a changé, tout est différent.
Je suis toujours maman, mais de deux enfants maintenant.
Je me coupe toujours les cheveux moi-même, mais j'ai l'excuse suprême d'être une mère qui travaille (et là je me prends 10 ans dans la tronche).
Je soule toujours les gens avec mes élèves et je vais continuer à le faire ici...
Extrait choisi d'une aventure d'Ulysse devant affronter une créature mythologique (reformulés pour être compréhensibles, enfin... quoique...):
"- Ulysse, va-t-en sinon je te mets dans ma boîte à goûter!!
Et Cronos traînait sa boîte et Ulysse avait peur alors il essaya de s'enfuir. Mais il entendit un bateau de croisière, alors il sauta de son palmier pour le rejoindre."
Je vous passer Ulysse rencontrant Bella, la fille du roi Farouk. Tellement elle est bonne Bella qu'Ulysse remonte son pantalon et va affronter le monstre avec un petit pic en bois.
Je ne comprends toujours pas comment on peut sembler normalement constitué et rendre des copies aussi invraisemblables de connerie.
Prof, maman et glandeuse professionnelle. Allez, c'est pas comme si j'étais le pire écrivain du monde.
jeudi 7 mars 2013
mardi 14 février 2012
Zooey Deschanel et Jean Dujardin sont des Artistes :)
Merci pour les quelques répliques en Français, Zooey! :)
dimanche 12 février 2012
Je ne veux pas haïr les dimanches
J'ai passé la journée à fredonner cette musique pour chasser mes idées noires.
dimanche 22 janvier 2012
Réussir à s'aimer enceinte
La première fois que je suis tombée enceinte, une fois les nausées passées, j'étais émerveillée de voir mon ventre s'arrondir, tout le monde me disait que je portais très bien la grossesse, bref je me trouvais belle!
Pour cette deuxième maternité, je me sens différente, et j'ai plus de mal à me mettre en valeur. Les remarques d'élèves n'aident pas : "Madame, maintenant on sait que vous êtes enceintes, en fait on dirait juste que vous avez grossi".
Hormones ou pas, il y a des fois où j'ai envie de les prendre un par un et de les claquer. Je les imagine en rang, bien dociles, attendant leur baffe...
Il y a tout de même quelques sites qui m'aident à ne pas avoir l'impression de mettre des sacs à patates :
www.asos.com qui propose de très belles robes, dans tous les styles
www.enviedefraises.fr surtout pour leur lingerie pas "mémère"
www.seraphine.fr pour celles qui ont les moyens de mettre 60 euros et plus pour une robe de qualité.
Si vous avez envie d'être habillées de façon féminines et d'éviter le t-shirt à message avec le jean de grossesse, filez sur ces sites. Parce que moi je me vois mal déjà en pantalon, pour la bonne raison que je dois en mettre une ou deux fois par an en temps normal, et en plus je m'imagine difficilement avec une tunique "c'est pour juillet" ou "pas touche à mon bidon", ou encore "c'est une fille!".
Pour cette deuxième maternité, je me sens différente, et j'ai plus de mal à me mettre en valeur. Les remarques d'élèves n'aident pas : "Madame, maintenant on sait que vous êtes enceintes, en fait on dirait juste que vous avez grossi".
Hormones ou pas, il y a des fois où j'ai envie de les prendre un par un et de les claquer. Je les imagine en rang, bien dociles, attendant leur baffe...
Il y a tout de même quelques sites qui m'aident à ne pas avoir l'impression de mettre des sacs à patates :
www.asos.com qui propose de très belles robes, dans tous les styles
www.enviedefraises.fr surtout pour leur lingerie pas "mémère"
www.seraphine.fr pour celles qui ont les moyens de mettre 60 euros et plus pour une robe de qualité.
Si vous avez envie d'être habillées de façon féminines et d'éviter le t-shirt à message avec le jean de grossesse, filez sur ces sites. Parce que moi je me vois mal déjà en pantalon, pour la bonne raison que je dois en mettre une ou deux fois par an en temps normal, et en plus je m'imagine difficilement avec une tunique "c'est pour juillet" ou "pas touche à mon bidon", ou encore "c'est une fille!".
vendredi 20 janvier 2012
Mariage retro, sinusite et surprise
Depuis mon dernier message, beaucoup de choses se sont passées.
J'ai continué mon travail de prof tout en rêvant parfois à autre chose. Je me suis mariée, et ma photographe a pris de magnifiques clichés (même que je me suis trouvée belle dessus)
Ma mère peinait à fermer ma robe...
Et moi je n'arrivais pas à mettre mes boucles d'oreille.
Je vous mettrais bien d'autres photos, mais vous pouvez aller voir sur le site de ma photographe, ou bien encore sur son blog, qui est accessible là : Blog de *LEM*
Ce jour-là, j'avais une sinusite carabinée, mais ce n'était pas bien grave...
Ah oui, je me suis fait couper les cheveux aussi !! Un look à la Louise Brooks, mais j'ai déjà montré presque trop de mon visage là...
Enfin, depuis cette journée magique d'octobre, (à peu de choses près), j'attends un bébé, prévu pour juillet.
Je peux enfin sortir la tête de ma bassine à vomi (il fallait bien que je casse la délicatesse de ce post à un moment donné) pour l'annoncer. Et préciser par la même occasion que c'est bien la dernière fois que je traverse l'épisode redouté des nausées matinales (qui pour moi durent 24h sur 24), même s'il y a un beau poupon au bout.
Bonne année à tous !!
J'ai continué mon travail de prof tout en rêvant parfois à autre chose. Je me suis mariée, et ma photographe a pris de magnifiques clichés (même que je me suis trouvée belle dessus)
Ma mère peinait à fermer ma robe...
Et moi je n'arrivais pas à mettre mes boucles d'oreille.
Je vous mettrais bien d'autres photos, mais vous pouvez aller voir sur le site de ma photographe, ou bien encore sur son blog, qui est accessible là : Blog de *LEM*
Ce jour-là, j'avais une sinusite carabinée, mais ce n'était pas bien grave...
Ah oui, je me suis fait couper les cheveux aussi !! Un look à la Louise Brooks, mais j'ai déjà montré presque trop de mon visage là...
Enfin, depuis cette journée magique d'octobre, (à peu de choses près), j'attends un bébé, prévu pour juillet.
Je peux enfin sortir la tête de ma bassine à vomi (il fallait bien que je casse la délicatesse de ce post à un moment donné) pour l'annoncer. Et préciser par la même occasion que c'est bien la dernière fois que je traverse l'épisode redouté des nausées matinales (qui pour moi durent 24h sur 24), même s'il y a un beau poupon au bout.
Bonne année à tous !!
mardi 26 juillet 2011
Mes films pas très connus voire oubliés mais qui sont trop bien même si ça fait pédant de dire ça (2)
Numéro 2 : Anastasia (celui de 1956, pas le dessin animé avec Hélène Ségara qui chante à la fin, et oui si je me souviens c'est qu'à l'époque j'aimais bien)
Avec Ingrid Bergman et Yul Brynner
Ca doit faire partie des grands chocs de mon enfance. Même si l'ensemble est assez convenu et qu'on dit qu'il est très académique, je ne peux pas m'empêcher de me laisser emporter par le thème musical, et par le couple formé par Bergman et Brynner. La scène de danse me fait irrémédiablement penser à Anna et le roi (superbe également, même si mon homme préfère Terminator, on est plus à un cliché près) et je me retrouve à larmoyer lamentablement en piochant du chocolat, vautrée dans mon vieux pyjama déformé. Oui, au singulier parce que malgré quelques moments d'égarement, la plupart du temps je suis une reine de beauté qui ne pète pas et porte des nuisettes en soie.
La vérité sur moi se situe quelque part entre les deux.
Je n'ai jamais eu de rêves de princesse (bon reprenons nous, je n'ai plus de rêves de princesse). Je n'aime pas les hommes autoritaires. J'ai en horreur ce qui se rapproche des armes et des militaires. J'aime bien le type intellectuel, sensible, les hommes bruns aux yeux expressifs. Alors est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi je craque pour Le général Bounine, hein?
On va commencer à croire que je suis une vraie traînée en terme de fantasmes cinématographiques et télévisuels, que voulez-vous, on ne se refait pas.
Avec Ingrid Bergman et Yul Brynner
Ca doit faire partie des grands chocs de mon enfance. Même si l'ensemble est assez convenu et qu'on dit qu'il est très académique, je ne peux pas m'empêcher de me laisser emporter par le thème musical, et par le couple formé par Bergman et Brynner. La scène de danse me fait irrémédiablement penser à Anna et le roi (superbe également, même si mon homme préfère Terminator, on est plus à un cliché près) et je me retrouve à larmoyer lamentablement en piochant du chocolat, vautrée dans mon vieux pyjama déformé. Oui, au singulier parce que malgré quelques moments d'égarement, la plupart du temps je suis une reine de beauté qui ne pète pas et porte des nuisettes en soie.
La vérité sur moi se situe quelque part entre les deux.
Je n'ai jamais eu de rêves de princesse (bon reprenons nous, je n'ai plus de rêves de princesse). Je n'aime pas les hommes autoritaires. J'ai en horreur ce qui se rapproche des armes et des militaires. J'aime bien le type intellectuel, sensible, les hommes bruns aux yeux expressifs. Alors est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi je craque pour Le général Bounine, hein?
On va commencer à croire que je suis une vraie traînée en terme de fantasmes cinématographiques et télévisuels, que voulez-vous, on ne se refait pas.
lundi 25 juillet 2011
Mes films pas très connus voire oubliés mais qui sont trop bien même si ça fait pédant de dire ça (1)
Oui, d'habitude ça me gonfle quand on me dit : "ah oui, j'adore ce réalisateur, mais pas son dernier film hyper connu, plutôt l'un des premiers qu'il a fait quand il était super jeune, pratiquement personne n'en a entendu parler" (sous-entendu sauf moi parce que je fais partie de l'élite intellectuelle).
Sauf que c'est vrai. Il y a des chefs d'oeuvres oubliés, des films qui te font sentir différents, vachement bien, ou vachement mal mais en bien, et que tu pourrais regarder vingt fois (que tu as parfois regardé vingt fois).
C'est sans la moindre once de modestie que je vais commencer cette liste.
Numéro 1 : Fortunat, de Joffé (1960) avec Bourvil et Michèle Morgan
La suite plus tard, mon bébé moitié petite fille moitié garou est réveillé.
Sauf que c'est vrai. Il y a des chefs d'oeuvres oubliés, des films qui te font sentir différents, vachement bien, ou vachement mal mais en bien, et que tu pourrais regarder vingt fois (que tu as parfois regardé vingt fois).
C'est sans la moindre once de modestie que je vais commencer cette liste.
Numéro 1 : Fortunat, de Joffé (1960) avec Bourvil et Michèle Morgan
Extrait du début du film.
Noël Fortunat, ancien cancre et plus habitué à jouer de la bouteille qu'à être un héros, se voit pourtant confier une importante mission : il doit faire passer en zone libre une femme, grande bourgeoise, ainsi que ses deux enfants. Le mari de cette dernière est capturée et là voilà dans un environnement hostile et inconfortable, en compagnie de ce qu'elle imagine être une brute stupide. Fortunat de son côté, n'a aucune envie d'assumer une responsabilité aussi importante. Mais ...
Oui il y a toujours un mais, et oui vous voyez déjà où je veux en venir. Comédie dramatique, ou plutôt drame empreint de beaucoup de tendresse, de comique et de poésie, c'est peut être mon film français préféré. Bourvil y montre une palette d'émotions incroyable, les enfants sont également très touchants. L'ensemble est honnête, sincère et vrai.
Certaines âmes cyniques diront que c'est un peu cul cul. Je démens formellement. Et si tu n'es pas d'accord, on se retrouve à la fin de la récré.
La suite plus tard, mon bébé moitié petite fille moitié garou est réveillé.
jeudi 14 juillet 2011
Statuts pourris, vendanges tardives et béguins inavouables
Toujours en trois temps, tu l'as peut-être remarqué, sinon avec la prétention qui me caractérise, je te le précise.
En tant que grenouille-chat, digne représentante de la culture française, j'aime bien manger, bien boire, et sans devenir un blog à bouffe, je vais quand même mentionner l'une des bouteilles qui embellit mes soirées : j'ai nommé les vendanges tardives.
Le summum étant une bonne bouteille de Tokaji.
Ca me permet de supporter mieux, entre autres, les petits trucs qui m'agacent. Parmi ces trucs, certains statuts FB d'amis/relation/mec que tu vois plus depuis l'école-mais tu l'as ajouté quand même un soir de solitude.
Le statut volontairement hermétique
- Fait référence à un truc trop cool qui est arrivé à ton friend, mais que toi tu ne sais pas puisque comme un con t'étais pas un invité.
exemple : "ha ha trop bien" "Surprise!! Awesome les mecs"
- Vise à montrer la supériorité intellectuelle de ton friend, à base de citation, de préférence dans une langue étrangère. Non, ne souris pas mesquinement, toi aussi tu l'as sûrement fait au moins une fois. La citation est parfois reprise et déformée de façon à installer une connivence prétentieuse entre les friends initiés.
Le statut racoleur et geignard
Typique du friend en mal d'approbation ou de supériorité, qui cherche à ce qu'on commente le plus possible par des encouragements ou des "han, qu'est-ce qui se passe? raconte!!". Le friend se sent ainsi valorisé.
Exemple: " La PIRE journée de ma vie, sniff"
Plus il y a de majuscules et de smileys, plus le friend est avide de coms.
Note bien que celui qui commente entre alors dans la catégorie dite du chacal, à l'affût du moindre racontard.
Le statut sans intérêt et/ou bourré de fautes d'orthographe
lol g mangé une pomme
Sans commentaire.
J'avoue, j'ai pratiqué moi-même les trois types de statuts. Et je me dis que derrière son écran, un de mes friends a sans doute dû penser que j'étais la dernière des connes, des prétentieuses, des geignardes. J'ai parfois l'impression que fb a reproduit cette ambiance du collège lycée que je détestais. On se jaugeait à la tenue vestimentaire et à la vanne, un jugement de l'immédiat, de surface. Et puis je pense aux photos que j'ai pu montrer à mes copines qui habitent loin, aux soirées qui s'organisent en deux minutes, et aux liens pourris (mais drôles) que j'ai pu partager, et je pardonne immédiatement à FB ses erreurs adolescentes.
Tout comme je me pardonne d'avoir été amoureuse de Roch Voisine, d'Indiana Jones et de Batman. Et d'autres encore, mais je n'oserais citer. Non non, je crois que des images parlent mieux que des mots. Et dire que je les trouvais trop beaux.
Ouais, mais n'empêche qu'il sauvait toujours les nanas à la fin de l'épisode, et qu'il savait fabriquer une fusée avec une bouteille de coca, des allumettes et un chewing gum. Et ce sans tutoriel internet.
Y'avait aussi Sam de Code Quantum, Spike de Buffy contre les vampires... Ben oui, j'étais seule, vulnérable et téléphage, donc c'est presque pas ma faute, c'est mon imagination et mon sentimentalisme impossibles à réprimer qui me demandaient un support.
D'autant plus que maintenant, ça ne m'arrive plus de tomber amoureuse d'un personnage de série ou de film.
Hum.
En tant que grenouille-chat, digne représentante de la culture française, j'aime bien manger, bien boire, et sans devenir un blog à bouffe, je vais quand même mentionner l'une des bouteilles qui embellit mes soirées : j'ai nommé les vendanges tardives.
Le summum étant une bonne bouteille de Tokaji.
Ca me permet de supporter mieux, entre autres, les petits trucs qui m'agacent. Parmi ces trucs, certains statuts FB d'amis/relation/mec que tu vois plus depuis l'école-mais tu l'as ajouté quand même un soir de solitude.
Le statut volontairement hermétique
- Fait référence à un truc trop cool qui est arrivé à ton friend, mais que toi tu ne sais pas puisque comme un con t'étais pas un invité.
exemple : "ha ha trop bien" "Surprise!! Awesome les mecs"
- Vise à montrer la supériorité intellectuelle de ton friend, à base de citation, de préférence dans une langue étrangère. Non, ne souris pas mesquinement, toi aussi tu l'as sûrement fait au moins une fois. La citation est parfois reprise et déformée de façon à installer une connivence prétentieuse entre les friends initiés.
Le statut racoleur et geignard
Typique du friend en mal d'approbation ou de supériorité, qui cherche à ce qu'on commente le plus possible par des encouragements ou des "han, qu'est-ce qui se passe? raconte!!". Le friend se sent ainsi valorisé.
Exemple: " La PIRE journée de ma vie, sniff"
Plus il y a de majuscules et de smileys, plus le friend est avide de coms.
Note bien que celui qui commente entre alors dans la catégorie dite du chacal, à l'affût du moindre racontard.
Le statut sans intérêt et/ou bourré de fautes d'orthographe
lol g mangé une pomme
Sans commentaire.
J'avoue, j'ai pratiqué moi-même les trois types de statuts. Et je me dis que derrière son écran, un de mes friends a sans doute dû penser que j'étais la dernière des connes, des prétentieuses, des geignardes. J'ai parfois l'impression que fb a reproduit cette ambiance du collège lycée que je détestais. On se jaugeait à la tenue vestimentaire et à la vanne, un jugement de l'immédiat, de surface. Et puis je pense aux photos que j'ai pu montrer à mes copines qui habitent loin, aux soirées qui s'organisent en deux minutes, et aux liens pourris (mais drôles) que j'ai pu partager, et je pardonne immédiatement à FB ses erreurs adolescentes.
Tout comme je me pardonne d'avoir été amoureuse de Roch Voisine, d'Indiana Jones et de Batman. Et d'autres encore, mais je n'oserais citer. Non non, je crois que des images parlent mieux que des mots. Et dire que je les trouvais trop beaux.
Ouais, mais n'empêche qu'il sauvait toujours les nanas à la fin de l'épisode, et qu'il savait fabriquer une fusée avec une bouteille de coca, des allumettes et un chewing gum. Et ce sans tutoriel internet.
Y'avait aussi Sam de Code Quantum, Spike de Buffy contre les vampires... Ben oui, j'étais seule, vulnérable et téléphage, donc c'est presque pas ma faute, c'est mon imagination et mon sentimentalisme impossibles à réprimer qui me demandaient un support.
D'autant plus que maintenant, ça ne m'arrive plus de tomber amoureuse d'un personnage de série ou de film.
Hum.
mercredi 13 juillet 2011
Yaourt Malo, orage et James Stewart
Ah, on peut dire que je me démène pour faire des titres qui ne veulent rien dire!
Parce que cher blog, j'écris de façon épisodique, ce qui me vient à l'esprit, c'est un peu ces petites choses qui font que j'ai l'impression d'avoir passé une bonne journée. Pas de grands sujets à dissertation, plutôt le petit truc sans importance au départ mais qui te plonge dans l'euphorie.
Pour commencer, le meilleur yaourt que j'ai mangé de ma vie (rien que ça), celui de mon enfance, qui sent bon la France, les vacances chez Tata au bord de la mer et les tartines de confiture maison après la plage.
L'emprésuré Malo au chocolat.
Emballage à l'ancienne, pots en cartons, design un peu rétro, et ça y est, j'ai 6 ans à nouveau.
J'en viens au deuxième point de ce post (en trois points, quoiqu'il arrive un prof de français ne peut se refaire. Quoique la cohérence entre les différentes sous-parties... Oh tais-toi) : l'orage.
En bonne grenouille qui se respecte, j'adore la pluie et le temps couvert, mais je hais ce moment moite et étouffant qui précède l'orage. J'ai donc passé l'après-midi collée à mon ventilateur, puis transpirante dans ma voiture (très intelligent de prendre un rendez-vous à ce moment là). Bien entendu, l'orage a éclaté au moment où je devais sortir. C'est une loi, toujours la même. Quand on veut arriver à peu près présentable, sans bave sur l'épaule, sans tache de compote sur la cuisse, les éléments se liguent pour que vous vous présentiez luisante, froissée d'avoir porté les sacs et votre fille, les cheveux trempés et frisottants (pas de parapluie bien sûr), les doigts de pieds qui glissent dans les sandales.
Par vous, j'entends moi.
J'entends les conseils avisés de ma mère qui m'aurait suggéré de m'organiser et de planifier mes rendez-vous le matin, de prendre un parapluie, de faire garder ma fille et d'aller chez le coiffeur (oui, c'est une obsession maternelle. A chaque fois que je l'appelle, elle revient de chez le coiffeur ou prévoit d'y aller, mais n'en est jamais contente, cela va de soi).
Heureusement, l'homme de ma vie, James Stewart, est venu à mon secours. Crois-le ou pas, je n'avais jamais vu "It's a wonderful life" (traduit bêtement par "La vie est belle").
Parce que cher blog, j'écris de façon épisodique, ce qui me vient à l'esprit, c'est un peu ces petites choses qui font que j'ai l'impression d'avoir passé une bonne journée. Pas de grands sujets à dissertation, plutôt le petit truc sans importance au départ mais qui te plonge dans l'euphorie.
Pour commencer, le meilleur yaourt que j'ai mangé de ma vie (rien que ça), celui de mon enfance, qui sent bon la France, les vacances chez Tata au bord de la mer et les tartines de confiture maison après la plage.
L'emprésuré Malo au chocolat.
Emballage à l'ancienne, pots en cartons, design un peu rétro, et ça y est, j'ai 6 ans à nouveau.
J'en viens au deuxième point de ce post (en trois points, quoiqu'il arrive un prof de français ne peut se refaire. Quoique la cohérence entre les différentes sous-parties... Oh tais-toi) : l'orage.
En bonne grenouille qui se respecte, j'adore la pluie et le temps couvert, mais je hais ce moment moite et étouffant qui précède l'orage. J'ai donc passé l'après-midi collée à mon ventilateur, puis transpirante dans ma voiture (très intelligent de prendre un rendez-vous à ce moment là). Bien entendu, l'orage a éclaté au moment où je devais sortir. C'est une loi, toujours la même. Quand on veut arriver à peu près présentable, sans bave sur l'épaule, sans tache de compote sur la cuisse, les éléments se liguent pour que vous vous présentiez luisante, froissée d'avoir porté les sacs et votre fille, les cheveux trempés et frisottants (pas de parapluie bien sûr), les doigts de pieds qui glissent dans les sandales.
Par vous, j'entends moi.
J'entends les conseils avisés de ma mère qui m'aurait suggéré de m'organiser et de planifier mes rendez-vous le matin, de prendre un parapluie, de faire garder ma fille et d'aller chez le coiffeur (oui, c'est une obsession maternelle. A chaque fois que je l'appelle, elle revient de chez le coiffeur ou prévoit d'y aller, mais n'en est jamais contente, cela va de soi).
Heureusement, l'homme de ma vie, James Stewart, est venu à mon secours. Crois-le ou pas, je n'avais jamais vu "It's a wonderful life" (traduit bêtement par "La vie est belle").
EUROPE James, choisis l'Europe!! Je t'attendrais, place de l'Opéra, tu aurais un complet gris, et moi un oeillet blanc à la main, et...Ok j'arrête.
Optimiste et romantique sans être mièvre, riche, émouvant... Les histoires d'ange gardien et la morale bien pensante, d'habitude, je les fuis. Mais pourquoi alors ai-je apprécié ce film? Il me fait sentir comme une petite fille (décidément il est question de régression), j'oublie la noirceur de ce monde et me surprend à divaguer comme quand j'ai voulu faire un câlin au pingouin de Mary Poppins à Disneyland et qu'il a accepté. Oui, ça me donne envie de croire à la magie, à l'amour, au merveilleux (pas à Dieu, faut pas pousser non plus!).
Je crois que je vais le mettre dans mon top 15. Et le regarder les après-midi d'orage quand je n'aurai pas le moral, rien que pour rêver encore un peu.
Je crois que je vais le mettre dans mon top 15. Et le regarder les après-midi d'orage quand je n'aurai pas le moral, rien que pour rêver encore un peu.
mercredi 8 juin 2011
Bonheur de comédienne, malheur de prof
Aujourd'hui, j'ai connu extrême joie et enduré horrible froidure (pardon Louise Labbé).
Il suffit d'une heure avec certains de mes élèves pour que je désespère de la nature humaine, de son intelligence, ou plutôt en l'occurrence de son manque d'intelligence. Ben oui, petit blog, quand un quatrième prognathe aux dents baguées confond Arthur Rimbaud avec Rambo, qu'il met un moment avant de comprendre sa bourde, pour enfin affirmer dans un grognement typique de l'ado ingrat que "c'est pareil", j'ai mal. Mais quand l'ensemble de la classe trouve ça hilarant, avant de me demander sincèrement si Rambo était vraiment poète, là, un violent désespoir m'assaille, suivi d'une envie de distribuer des bourre-pifs.
Loin de moi l'intention d'amalgamer en une seule catégorie tous les collégiens. Certains sont dotés d'un cerveau en état de fonctionnement, qu'ils utilisent régulièrement d'ailleurs. Je n'ai juste pas souvent l'occasion de les côtoyer à mon grand désarroi.
En revanche, mon métier de prof me permet parfois de m'amuser, voire de nous en payer une bonne tranche avec mes chers élèves. C'est ainsi qu'aujourd'hui, alors que nous étudiions le théâtre de Molière, la lecture banale d'une scène s'est transformée en improvisation assez marrante, je dois le dire. Quitte à avoir un public, même s'il n'a pas choisi d'être là, de temps en temps j'aime bien me lâcher. C'est donc avec enthousiasme que j'ai tenté de transmettre ma passion pour le théâtre, ainsi que le bonheur que procure le fait de partager le jeu théâtral, cet échange entre acteurs et public (pour peu qu'une alchimie s'installe). Oui bon, je me la pète là, ok, mais c'est ma minute de gloire, alors on ne me pourrit pas mon moment! J'ai lu, puis joué, puis mimé, puis rejoué avec variantes à la demande de mes 6e ravis.
Non seulement ils ont ri, mais à la fin de l'heure j'ai eu droit à ma première "standing ovation". J'étais émue comme si on m'avait donné une récompense, c'est con hein?
Il suffit d'une heure avec certains de mes élèves pour que je désespère de la nature humaine, de son intelligence, ou plutôt en l'occurrence de son manque d'intelligence. Ben oui, petit blog, quand un quatrième prognathe aux dents baguées confond Arthur Rimbaud avec Rambo, qu'il met un moment avant de comprendre sa bourde, pour enfin affirmer dans un grognement typique de l'ado ingrat que "c'est pareil", j'ai mal. Mais quand l'ensemble de la classe trouve ça hilarant, avant de me demander sincèrement si Rambo était vraiment poète, là, un violent désespoir m'assaille, suivi d'une envie de distribuer des bourre-pifs.
Loin de moi l'intention d'amalgamer en une seule catégorie tous les collégiens. Certains sont dotés d'un cerveau en état de fonctionnement, qu'ils utilisent régulièrement d'ailleurs. Je n'ai juste pas souvent l'occasion de les côtoyer à mon grand désarroi.
En revanche, mon métier de prof me permet parfois de m'amuser, voire de nous en payer une bonne tranche avec mes chers élèves. C'est ainsi qu'aujourd'hui, alors que nous étudiions le théâtre de Molière, la lecture banale d'une scène s'est transformée en improvisation assez marrante, je dois le dire. Quitte à avoir un public, même s'il n'a pas choisi d'être là, de temps en temps j'aime bien me lâcher. C'est donc avec enthousiasme que j'ai tenté de transmettre ma passion pour le théâtre, ainsi que le bonheur que procure le fait de partager le jeu théâtral, cet échange entre acteurs et public (pour peu qu'une alchimie s'installe). Oui bon, je me la pète là, ok, mais c'est ma minute de gloire, alors on ne me pourrit pas mon moment! J'ai lu, puis joué, puis mimé, puis rejoué avec variantes à la demande de mes 6e ravis.
Non seulement ils ont ri, mais à la fin de l'heure j'ai eu droit à ma première "standing ovation". J'étais émue comme si on m'avait donné une récompense, c'est con hein?
Parfum retro : Habanita
Créé par Molinard en 1921, a priori, c'est le parfum que je n'aurais jamais eu envie de porter. Il avait suffi qu'on le compare au célèbre Shalimar de Guerlain pour que je l'associe à la moue de dégoût que faisait ma mère.
"Un vieux parfum", autrement dit un parfum pour les vieux.Une grand-mère qui sort de la messe, une cocotte avec une mise en pli bien lisse, le cauchemar des migraineuses.
Pourtant, je suis séduite. Au départ, j'ai été agressée par l'opulence du côté fleuri oriental. Puis bizarrement, sur mon poignet, j'ai senti peu à peu toute la douceur vanillée et le charme poudré d'Habanita. Comme une réminiscence d'héroïnes disparues bien loin de ce que j'imaginais.
Alors quand je passe une journée difficile, porter ce parfum me rassure et m'aide un peu à supporter la morosité ambiante.
Et par morosité ambiante, j'entends récriminations d'élèves à propos de substances bizarres atterries par hasard sur leur chaise, bébé qui refuse de faire la sieste, copies à corriger et prise de conscience de l'épuisement de stock de chocolat. Alors il faut un traitement de choc. Habanita. Ou une partie de jambes en l'air. Au moins.
vendredi 27 mai 2011
Pourquoi après des années de bouderie, j'aime la sieste
Parce qu'avant, j'étais conne.
Ou plus exactement, avant j'étais étudiante, je me couchais tard, je me levais encore plus tard, et même si j'étais fatiguée, je pouvais m'écrouler dans un amphi, et végéter en dodelinant de la tête, façon passive et stupide de manifester à mon professeur que je buvais ses paroles. J'avais conscience de la relative tranquillité de mon existence, sans pour autant ajouter foi aux mauvaises langues qui me disaient d'un air sournois "tu verras, après un bébé, ha ha plus de sommeil" (mais pourquoi riaient-ils, c'était un mystère).
Maintenant, ma vie, à tout jamais chamboulée par l'extraordinaire expérience de la maternité, est une succession de nuits presque blanches et de tentatives de siestes.
Cela, je ne te le dis qu'à toi, parce qu'évidemment si je me risquais à le raconter à ma mère, elle me répondrait immédiatement qu'elle n'a jamais eu de problèmes de manque de sommeil et que tout "est une question d'organisation".
Mais il ne s'agit pas de ma mère, je reviendrai à ce sujet épineux dans la rubrique "pourquoi pourrir les autres avec sa mère coûte moins cher qu'un psy".
Donc, nuits presque blanches, au départ parce qu'un bébé est livré avec un estomac de la taille d'un dé à coudre, et qu'il faut le remplir régulièrement. Le temps de te lever, de te rendre compte qu'il n y a plus de biberons de propres si tu n'allaites pas, de les laver, de te rendre compte qu'il n y a plus non plus de dosettes de faites, de nourrir consciencieusement la chair de ta chair non sans afficher un sourire épanoui tout en réprimant des bâillements à t'en décrocher la mâchoire (si si, ceux-là, si profonds qu'on les fait presque en deux temps, avec des soubresauts et tout), déjà tu peux compter une bonne heure. Reste à changer la couche (mais non, ça ne pue pas...), à calmer ta progéniture, à la recoucher, à refaire les dosettes ou laver les biberons, et tu peux aller te recoucher dans ton lit douillet.
Sauf que non.
Bébé se réveille.
Parce qu'il y a les dents.
Parce que câlin.
Parce que bobo.
Parce qu'on ne sait pas, mais il faut y aller.
Et puis il y a les nuits aussi où toi tu ne peux pas dormir, car par un miracle de la nature ton organisme te signifie qu'il faut être en alerte, alors que tout ce que tu veux, c'est dormir, allons soyons fous, jusqu'à 8h00 (disons 8H15 grand max pour une grasse mat').
Enfin, il y a les journées parfois interminables, que je passe à dompter de l'ado au cheveu gras et rebelle, et dont je sors la plupart du temps un chouilla ramollie du bulbe.
Alors depuis tout ça, j'aime la sieste (quand je peux en faire une). J'aime me vautrer dans mon canapé, même si ça signifie potentiellement avoir un bout de biscuit bébé collé sur la fesse, et profiter de quelques minutes de repos bien mérités.
Ou plus exactement, avant j'étais étudiante, je me couchais tard, je me levais encore plus tard, et même si j'étais fatiguée, je pouvais m'écrouler dans un amphi, et végéter en dodelinant de la tête, façon passive et stupide de manifester à mon professeur que je buvais ses paroles. J'avais conscience de la relative tranquillité de mon existence, sans pour autant ajouter foi aux mauvaises langues qui me disaient d'un air sournois "tu verras, après un bébé, ha ha plus de sommeil" (mais pourquoi riaient-ils, c'était un mystère).
Maintenant, ma vie, à tout jamais chamboulée par l'extraordinaire expérience de la maternité, est une succession de nuits presque blanches et de tentatives de siestes.
Cela, je ne te le dis qu'à toi, parce qu'évidemment si je me risquais à le raconter à ma mère, elle me répondrait immédiatement qu'elle n'a jamais eu de problèmes de manque de sommeil et que tout "est une question d'organisation".
Mais il ne s'agit pas de ma mère, je reviendrai à ce sujet épineux dans la rubrique "pourquoi pourrir les autres avec sa mère coûte moins cher qu'un psy".
Donc, nuits presque blanches, au départ parce qu'un bébé est livré avec un estomac de la taille d'un dé à coudre, et qu'il faut le remplir régulièrement. Le temps de te lever, de te rendre compte qu'il n y a plus de biberons de propres si tu n'allaites pas, de les laver, de te rendre compte qu'il n y a plus non plus de dosettes de faites, de nourrir consciencieusement la chair de ta chair non sans afficher un sourire épanoui tout en réprimant des bâillements à t'en décrocher la mâchoire (si si, ceux-là, si profonds qu'on les fait presque en deux temps, avec des soubresauts et tout), déjà tu peux compter une bonne heure. Reste à changer la couche (mais non, ça ne pue pas...), à calmer ta progéniture, à la recoucher, à refaire les dosettes ou laver les biberons, et tu peux aller te recoucher dans ton lit douillet.
Sauf que non.
Bébé se réveille.
Parce qu'il y a les dents.
Parce que câlin.
Parce que bobo.
Parce qu'on ne sait pas, mais il faut y aller.
Et puis il y a les nuits aussi où toi tu ne peux pas dormir, car par un miracle de la nature ton organisme te signifie qu'il faut être en alerte, alors que tout ce que tu veux, c'est dormir, allons soyons fous, jusqu'à 8h00 (disons 8H15 grand max pour une grasse mat').
Enfin, il y a les journées parfois interminables, que je passe à dompter de l'ado au cheveu gras et rebelle, et dont je sors la plupart du temps un chouilla ramollie du bulbe.
Alors depuis tout ça, j'aime la sieste (quand je peux en faire une). J'aime me vautrer dans mon canapé, même si ça signifie potentiellement avoir un bout de biscuit bébé collé sur la fesse, et profiter de quelques minutes de repos bien mérités.
vendredi 29 avril 2011
Réécritures au collège : quand Pagnol devient un pirate des Caraïbes
Ca donne un beau bordel.
Tu l'as bien compris, les vacances touchent à leur fin et comme tout bon prof qui se respecte, je commence à corriger ma montagne de copies (faut pas abuser, j'ai bien profité).
C'est pendant les corrections, seule face au travail de mes chers bambins que je me rends compte dans mon terrible isolement qu'en fait ils ont entravé que dalle.
Une scène de théâtre "dans le style de Pagnol" à écrire? Tiens on va leur faire traverser des continents, les foutre sur une île (de la tentation?) et laisser passer trois ans, avec intervention d'hélicoptères et de téléphones à gogo (mais bien sûr, je rappelle qu'on est dans le Marseille des années 30).
Marius doit lutter contre la malédiction du Blackpearl, mais quand il revient, après trois ans de bons et loyaux services pendant lesquels il s'est gondolé le pompom (de marin) à trifouiller de la gourgandine thaïlandaise, ne voilà-t-il pas qu'il retrouve Fanny. Fanny, la frétillante Fanny, enceinte de six mois, qui lui annonce que le bébé est de lui.
Ou la version salope de Fanny qui s'est tapé toute la canebière pendant que Marius se morfondait et pleurait sa bien-aimée.
Ou bien la version "serial Killer" de la jeune femme à l'accent chantant, qui s'empresse de le transpercer à l'aide d'un lance-harpon alors qu'il s'accroupit pour lui demander sa main. (oui oui, selon un élève de 4e, on ne s'agenouille pas pour demander la main de sa chère et tendre : on s'accroupit, bien entendu. C'est tellement plus élégant).
Il me reste encore 15 copies à corriger, je m'en réjouis d'avance.
Tu l'as bien compris, les vacances touchent à leur fin et comme tout bon prof qui se respecte, je commence à corriger ma montagne de copies (faut pas abuser, j'ai bien profité).
C'est pendant les corrections, seule face au travail de mes chers bambins que je me rends compte dans mon terrible isolement qu'en fait ils ont entravé que dalle.
Une scène de théâtre "dans le style de Pagnol" à écrire? Tiens on va leur faire traverser des continents, les foutre sur une île (de la tentation?) et laisser passer trois ans, avec intervention d'hélicoptères et de téléphones à gogo (mais bien sûr, je rappelle qu'on est dans le Marseille des années 30).
Marius doit lutter contre la malédiction du Blackpearl, mais quand il revient, après trois ans de bons et loyaux services pendant lesquels il s'est gondolé le pompom (de marin) à trifouiller de la gourgandine thaïlandaise, ne voilà-t-il pas qu'il retrouve Fanny. Fanny, la frétillante Fanny, enceinte de six mois, qui lui annonce que le bébé est de lui.
Ou la version salope de Fanny qui s'est tapé toute la canebière pendant que Marius se morfondait et pleurait sa bien-aimée.
Ou bien la version "serial Killer" de la jeune femme à l'accent chantant, qui s'empresse de le transpercer à l'aide d'un lance-harpon alors qu'il s'accroupit pour lui demander sa main. (oui oui, selon un élève de 4e, on ne s'agenouille pas pour demander la main de sa chère et tendre : on s'accroupit, bien entendu. C'est tellement plus élégant).
Il me reste encore 15 copies à corriger, je m'en réjouis d'avance.
dimanche 3 avril 2011
Pourquoi je déteste faire cours un premier avril
Je n'avais pas réalisé avant d'être professeur l'impact que ce changement de mois pouvait avoir sur mes monstres décérébrés, oui j'ai bien nommé mes élèves adolescents.
Pour toute personne ordinaire, (oui comme toi) le premier avril, ça veut dire que le pote un peu lourd va essayer de te faire gober que son chien est mort, qu'il est atteint d'une grave maladie, ou qu'il a fait cramer ta nouvelle voiture, ce après quoi il fera résonner la pièce où vous vous trouvez de son légendaire rire gras.
Pour un prof qui a cours ce jour-là, c'est un jour d'enfer. Un jour où il faut être encore plus vigilant que d'habitude, parce que le moindre moment d'inattention peut te coûter un papier ridicule accroché dans le dos. Je vais partager avec toi cette journée de vendredi 1er avril 2011, que j'ai rebaptisée "la journée des gros débiles surexcités" (oui je sais c'est trop long).
7h30 : j'arrive au collège, afin de préparer mes photocopies, faire de l'administratif, et me renforcer psychologiquement. Pour le moment l'ennemi n'est pas encore arrivé.
7h45 : les monstres ont l'autorisation d'investir les locaux. Premiers hurlements de bêtes, type " va t'faire enc***, espèce de **** de ta ****. Je soupire et mon gobelet tremble légèrement dans ma main soigneusement manucurée et marquée de traits de feutre (j'arrive jamais à bien les reboucher du premier coup).
8h00 : première sonnerie. Les monstres, conditionnés par la douce mélodie qui résonne à leurs oreilles, s'attroupent en braillant. Début de la parade dite de la "bise matinale" chez les filles ou du "check" pour les mâles.
8h 02 : j'esquive un premier poisson, grossièrement collé à mon dos par un élève qui tente de faire passer cela pour de la maladresse.
8h 03 : je me rends compte que je commence à 9h00 en fait. Je suis conne. Je tente de garder la face en prétextant un oubli de clés.
8h 45 : aurais-je dû reprendre un caffééé? J'suis pas sûre.
8h 55: Sonnerie. Ca y est, il faut y aller, bordel. Sois forte, Félis, sois forte.
9h 00: Mes élèves tentent de me faire croire, en pouffant comme des foufous, qu'ils ont TOUS oublié leurs affaires. Ok, c'est mignon, je souris et prétend trouver cela hilarant. A mon tour, je prétends qu'ils ont tous en-dessous de la moyenne à leur contrôle, ils semblent moins sensible à mon humour. Manque de subtilité propre au cerveau adolescent sans doute, je suis irrésistible normalement.
9h 05 : En fait, la moitié ont VRAIMENT oublié leurs affaires. Je les hais.
9h 05- 12h00 : je crois que j'ai oublié ce qui s'est passé pendant ces heures, pitié ne me demandez pas de les raconter. Un truc à base de cris, d'encre et de feuilles qui volent, c'est tout ce qui me revient.
12h05 : chouette, y'a des frites à la cantine. Je vais prendre un beignet en dessert, comme ça ça fera équilibré.
13h 00 : j'aurais pas dû prendre un beignet en dessert.
14h 00 : je viens de me rappeler que j'ai cours. Ma classe m'attend, surexcitée.
14h05-14h50 : bilan de l'affrontement prof/élèves : une dictée surprise pour les calmer (sans effet), plusieurs hurlements de type "mais tais-toiiiiiiiiiii", et une leçon de grammaire pour moi, trois poissons collés à mon sac dont un qui mentionne que je porte une perruque pour eux. Les fourbes, les malotrus, les enc****...
Ils ont donc gagné une bataille, je ne m'étais pas suffisamment préparée, mais l'année prochaine je reviendrai équipée et je les aurai. Je les aurai.....
Pour toute personne ordinaire, (oui comme toi) le premier avril, ça veut dire que le pote un peu lourd va essayer de te faire gober que son chien est mort, qu'il est atteint d'une grave maladie, ou qu'il a fait cramer ta nouvelle voiture, ce après quoi il fera résonner la pièce où vous vous trouvez de son légendaire rire gras.
Pour un prof qui a cours ce jour-là, c'est un jour d'enfer. Un jour où il faut être encore plus vigilant que d'habitude, parce que le moindre moment d'inattention peut te coûter un papier ridicule accroché dans le dos. Je vais partager avec toi cette journée de vendredi 1er avril 2011, que j'ai rebaptisée "la journée des gros débiles surexcités" (oui je sais c'est trop long).
7h30 : j'arrive au collège, afin de préparer mes photocopies, faire de l'administratif, et me renforcer psychologiquement. Pour le moment l'ennemi n'est pas encore arrivé.
7h45 : les monstres ont l'autorisation d'investir les locaux. Premiers hurlements de bêtes, type " va t'faire enc***, espèce de **** de ta ****. Je soupire et mon gobelet tremble légèrement dans ma main soigneusement manucurée et marquée de traits de feutre (j'arrive jamais à bien les reboucher du premier coup).
8h00 : première sonnerie. Les monstres, conditionnés par la douce mélodie qui résonne à leurs oreilles, s'attroupent en braillant. Début de la parade dite de la "bise matinale" chez les filles ou du "check" pour les mâles.
8h 02 : j'esquive un premier poisson, grossièrement collé à mon dos par un élève qui tente de faire passer cela pour de la maladresse.
8h 03 : je me rends compte que je commence à 9h00 en fait. Je suis conne. Je tente de garder la face en prétextant un oubli de clés.
8h 45 : aurais-je dû reprendre un caffééé? J'suis pas sûre.
8h 55: Sonnerie. Ca y est, il faut y aller, bordel. Sois forte, Félis, sois forte.
9h 00: Mes élèves tentent de me faire croire, en pouffant comme des foufous, qu'ils ont TOUS oublié leurs affaires. Ok, c'est mignon, je souris et prétend trouver cela hilarant. A mon tour, je prétends qu'ils ont tous en-dessous de la moyenne à leur contrôle, ils semblent moins sensible à mon humour. Manque de subtilité propre au cerveau adolescent sans doute, je suis irrésistible normalement.
9h 05 : En fait, la moitié ont VRAIMENT oublié leurs affaires. Je les hais.
9h 05- 12h00 : je crois que j'ai oublié ce qui s'est passé pendant ces heures, pitié ne me demandez pas de les raconter. Un truc à base de cris, d'encre et de feuilles qui volent, c'est tout ce qui me revient.
12h05 : chouette, y'a des frites à la cantine. Je vais prendre un beignet en dessert, comme ça ça fera équilibré.
13h 00 : j'aurais pas dû prendre un beignet en dessert.
14h 00 : je viens de me rappeler que j'ai cours. Ma classe m'attend, surexcitée.
14h05-14h50 : bilan de l'affrontement prof/élèves : une dictée surprise pour les calmer (sans effet), plusieurs hurlements de type "mais tais-toiiiiiiiiiii", et une leçon de grammaire pour moi, trois poissons collés à mon sac dont un qui mentionne que je porte une perruque pour eux. Les fourbes, les malotrus, les enc****...
Ils ont donc gagné une bataille, je ne m'étais pas suffisamment préparée, mais l'année prochaine je reviendrai équipée et je les aurai. Je les aurai.....
jeudi 31 mars 2011
10 trucs totalement inutiles mais dont je refuse de me séparer
- Cette bague médiévale, genre mini-armure pour le doigt (ridicule mais tellement cool)
- Ma paire de lunettes de designer dont en fait je n'avais nul besoin selon mon nouvel ophtalmo
- Mon cartable de néotitulaire qui pèse à peu près 10 kilos vide (de la croûte de cuir, inusable, tu m'étonnes s'il reste posé à la maison)
- Une paire de chaussettes immondes calimero que je devais probablement avoir au lycée (la honte)
- Ma wii board (si siiii je vais me remettre au wii fit chéri... après les conseils de classe)
- Mes aiguilles à tricoter (merci le syndrome du canal carpien évite à tous mes proches des tricots phildar immondes)
- Un arbre à chat méga-luxe avec multiples plateformes et surfaces à gratter (mon chat préfère le canapé, le tapis en laine, mes fringues, les murs etc...Mais laisse intact le dit arbre à chat)
- Un superbe climatiseur qu'on a reçu juste à la fin de la vague de chaleur l'été dernier (on l'a payé, on le GARDE! De toute façon, j'ai perdu la facture alors...)
- Une paire de chaussures imprimé liberty qui me font un mal de chien (ouais, mais si je les porte que 2 min, ça rend trop bien...Donc tu l'as compris, je ne les porte jamais)
- Tadaaaaa ... Le meilleur pour la fin .... Une guitare acoustique folk
qui m'a coûtée un brasde qualité moyenne qui est quasiment intacte. La fauteà mon manque de motivationau canal carpien et à ma nouvelle activité de maman, bien entendu.
Une fois que tu t'es rendue compte que ton achat super cool est en fait une sombre erreur, une seule solution : la mauvaise foi. Sinon tu perds la face et tu te heurtes à des "je te l'avais bien dit" et ça c'est insupportable.
Je te tiendrai au courant ton mon prochain achat débile, ou j'en ferai peut-être un jeu tiens : achat débile, ou achat utile??
vendredi 11 mars 2011
Un rendez-vous chez le coiffeur par an, soyons fous.
Quand tu es maman et que tu travailles, tu n'as pas le temps de tout faire, j'entends par là de gérer
- le biberon du matin (et le caca puant qui suit derrière, juste au moment où tu installes ton chérubin dans la poussette et que tu constates qu'il pousse en émettant des grognements n'étant pas sans rappeler certaines races porcines)
- l'habillage-changeage, le mouchage si rhume (et crois-moi il y en aura), le suppo (bien sûr, tu y penses une fois que tu as crémé l'auguste fessier, fermé la couche, le body, remis le collant/pantalon).
- ton propre habillage (un minimum s'impose quand tu es prof devant un public d'ados au goût très sûr)
- ton caféinage (obligatoire)
- ton passage dans la salle de bains.
Tiens, parlons-en (et promis après, je m'occupe du vrai sujet). "Han, moi je n'arrive jamais à me préparer en moins d'une heure et demie, dont au moins trois quarts d'heure dans la salle de bain hi hi hi" te dira ta copine qui n'a pas d'enfant. Laisse pisser, petit blog. Moi aussi j'ai été insouciante, moi aussi je suis restée hésitante devant mon miroir de salle de bain (zut, je mets aubergine/lilas, ou moka/sable d'or en fard à paupières?). Une fois que tu es maman (mamans au foyer comprise, c'est même pire parce qu'il n y a même pas la crèche, ce véritable miracle pour mères aimantes et indignes dont je parlerai ultérieurement). Déjà, si tu arrives à prendre une vraie douche tous les jours, c'est un exploit.
Bien entendu, il y aura toujours une maman parfaite (ou qui a oublié ce que c'était) et qui t'assène un "koâ? Un rendez-vous chez le coiffeur c'est MINIMUM tous les deux mois", après quoi tu renonceras à lui parler de tes essais coloration maison et de ta tentative de te couper une frange en biais avec les ciseaux de cuisine, puis avec ceux du nécessaire de bureau de monsieur.
Aujourd'hui, j'ai fait fi de ces remarques et suis allée, la tête haute, chez mon coiffeur (enfin bon, depuis le temps puis-je encore employer le déterminant possessif, je me le demande, hum...). Allons, cela ne se voit pas que tu as fait quatre couleurs maisons dont une qui n'a pas prise partout, que tu ne t'es pas coiffée depuis des mois autrement que les cheveux mouillés/en moins de dix minutes. J'ai pris rendez-vous pour demain et j'ai hâte que cette masse informe et terne se métamorphose en matière chatoyante (on peut toujours rêver). Un endroit rempli de miroirs et de femmes, même pas peur, même pas de crise d'angoisse moi.
Brune, rousse, je ne sais pas encore, toujours est-il que mon objectif principal ne sera pas de "faire naturel" (obsession de toutes les femmes qui font des couleurs artificielles, mais oui madame, vos mèches fuschia on les fera fines, comme ça, ça fera naturel, ben voyons tout le monde dans sa couleur naturelle a des mèches) mais de cacher la grande nouveauté de ma vie de jeune maman épanouie : la déferlante de cheveux blancs, particulièrement les cheveux frisottants façon poil pubien dressés au sommet du crâne.
Demain, je serai une autre femme, classe et élégante, et j'affronterai le regard empli de pitié de ma coiffeuse pour la queue de rat qui me tient lieu de chevelure avec détermination.
Et je ferai semblant d'apprécier son massage du crâne après le shampoing alors que ça m'angoisse tellement que je me vois la chopper par le bras et la faire passer par dessus le bac. Et je passerai trois heures à regarder dans le vide (pas question que je ferme les yeux pendant qu'elle me dit "vous me dites si c'est trop chaud hein" d'un air chantant et plein d'entrain), à me délecter d'avoir une tête de pieuvre, à feuilleter un voici/closer/gala que je vomis par le nez.
Mmm. J'ai hâte.
- le biberon du matin (et le caca puant qui suit derrière, juste au moment où tu installes ton chérubin dans la poussette et que tu constates qu'il pousse en émettant des grognements n'étant pas sans rappeler certaines races porcines)
- l'habillage-changeage, le mouchage si rhume (et crois-moi il y en aura), le suppo (bien sûr, tu y penses une fois que tu as crémé l'auguste fessier, fermé la couche, le body, remis le collant/pantalon).
- ton propre habillage (un minimum s'impose quand tu es prof devant un public d'ados au goût très sûr)
- ton caféinage (obligatoire)
- ton passage dans la salle de bains.
Tiens, parlons-en (et promis après, je m'occupe du vrai sujet). "Han, moi je n'arrive jamais à me préparer en moins d'une heure et demie, dont au moins trois quarts d'heure dans la salle de bain hi hi hi" te dira ta copine qui n'a pas d'enfant. Laisse pisser, petit blog. Moi aussi j'ai été insouciante, moi aussi je suis restée hésitante devant mon miroir de salle de bain (zut, je mets aubergine/lilas, ou moka/sable d'or en fard à paupières?). Une fois que tu es maman (mamans au foyer comprise, c'est même pire parce qu'il n y a même pas la crèche, ce véritable miracle pour mères aimantes et indignes dont je parlerai ultérieurement). Déjà, si tu arrives à prendre une vraie douche tous les jours, c'est un exploit.
Bien entendu, il y aura toujours une maman parfaite (ou qui a oublié ce que c'était) et qui t'assène un "koâ? Un rendez-vous chez le coiffeur c'est MINIMUM tous les deux mois", après quoi tu renonceras à lui parler de tes essais coloration maison et de ta tentative de te couper une frange en biais avec les ciseaux de cuisine, puis avec ceux du nécessaire de bureau de monsieur.
(Non, ce n'est pas moi, mais cela reflète assez mon désordre capillaire)
Aujourd'hui, j'ai fait fi de ces remarques et suis allée, la tête haute, chez mon coiffeur (enfin bon, depuis le temps puis-je encore employer le déterminant possessif, je me le demande, hum...). Allons, cela ne se voit pas que tu as fait quatre couleurs maisons dont une qui n'a pas prise partout, que tu ne t'es pas coiffée depuis des mois autrement que les cheveux mouillés/en moins de dix minutes. J'ai pris rendez-vous pour demain et j'ai hâte que cette masse informe et terne se métamorphose en matière chatoyante (on peut toujours rêver). Un endroit rempli de miroirs et de femmes, même pas peur, même pas de crise d'angoisse moi.
Brune, rousse, je ne sais pas encore, toujours est-il que mon objectif principal ne sera pas de "faire naturel" (obsession de toutes les femmes qui font des couleurs artificielles, mais oui madame, vos mèches fuschia on les fera fines, comme ça, ça fera naturel, ben voyons tout le monde dans sa couleur naturelle a des mèches) mais de cacher la grande nouveauté de ma vie de jeune maman épanouie : la déferlante de cheveux blancs, particulièrement les cheveux frisottants façon poil pubien dressés au sommet du crâne.
Demain, je serai une autre femme, classe et élégante, et j'affronterai le regard empli de pitié de ma coiffeuse pour la queue de rat qui me tient lieu de chevelure avec détermination.
Et je ferai semblant d'apprécier son massage du crâne après le shampoing alors que ça m'angoisse tellement que je me vois la chopper par le bras et la faire passer par dessus le bac. Et je passerai trois heures à regarder dans le vide (pas question que je ferme les yeux pendant qu'elle me dit "vous me dites si c'est trop chaud hein" d'un air chantant et plein d'entrain), à me délecter d'avoir une tête de pieuvre, à feuilleter un voici/closer/gala que je vomis par le nez.
Mmm. J'ai hâte.
jeudi 10 mars 2011
Pourquoi acheter des choses dont tu n'as pas besoin, c'est bon pour toi
Mon petit chéri,
Je n'aime pas la mode.
Comprendre, je DETESTE par dessus tout qu'on me dise "ça se fait" ou "ça ne se fait pas", la deuxième assertion me donnant immédiatement envie de la contredire d'un air narquois qui n'est pas sans rappeler la morgue insolente de nos chers adolescents : "Ben si, MOI je le fais *air narquois dit "faciès de la tête à claque"*".
Par contre, j'aime les fringues. Les accessoires. Les chaussures, même si avec mes pieds presque plats c'est un défi de ne pas ressembler à un vieux morse rampant qui a essayé pour une fois des talons.
Et j'aime Cotélac. C'est français, c'est beau, c'est cher, c'est beau....
Alors ok, la petite robe bleue qu'on voit partout portée par môa qui repousse depuis des mois le passage chez le coiffeur et qui ne sait même pas se tenir droit, comme ça elle paie pas de mine.
Mais le tissu est magnifique et bon là ça ne se voit pas mais elle est super belle. Je te raconterai un jour pourquoi je n'arrive pas à prendre de photos correctes (une question d'appartement, d'appareil photo sans pied, et de vis-à-vis pété de rire une fois lors d'une de mes séances d'auto-prenage de clichés, version "mouah tu es belle, fais l'amour à l'objectif ma chérie").
En gros plan ça donne ça

Au début, je suis entrée pour essayer une jupe imprimée verte (qui me fait encore de l'oeil dans ma tête, mais faut pas croire, je ne vais pas me laisser manger par un bout de tissu!).
Le bleu Klein, c'est le nouveau noir, et gna gna gna...
Mais vous ne pouvez pas comprendre! Cette robe, elle m'a caressée du regard, ensuite c'est le tissu qui a apprivoisé ma main. Puis dans la cabine, elle s'est faite souple, douce, je me suis sentie jolie, et du coup...j'ai cédé.
Mais j'en oublie mon titre (imaginez un cours de français, avec moi on s'ennuie pas, mais parfois on galère pour retrouver le point de départ, bref je m'égare encore), rah la la heureusement que tu es là pour me rappeler à l'ordre.
Pourquoi c'est bien? (même si ton banquier, ta maman raisonnable, oui chiante, c'est pareil, ton chéri pensent le contraire).
Je suis persuadée déjà qu'avoir acheté ma robe a provoqué une décharge d'endorphines dans mon cerveau, comme lorsque je m'étais luxé le petit orteil, que le chirurgien m'avait fait hurler en injectant avec toute la délicatesse dont il était capable un anesthésique dans la petite aubergine qu'était devenue mon petit quintus, nom scientifique donné à cette saucisse cocktail qu'on daigne appeler orteil (sérieux, j'ai envie de pleurer à chaque fois que je vernis le mini ongle qui orne ce ridicule reliquat de nos illustres pattes, mais je m'égare encore).
Là, après l'avoir insulté, avoir maudit sa femme et ses enfants, lui avoir souhaité de mourir dans d'atroces souffrances, je l'ai soudainement regardé avec un regard qui dégoulinait de gratitude, parce que soudainement je n'avais plus mal.
Alors, tu vas me dire, "oui mais avant d'acheter ta robe, tu n'avais pas mal!"
Pourquoi c'est quand même bien et qu'il ne faut pas culpabiliser
Déjà, tu commences à m'emmerder graaave (pour reprendre une expression adolescente que j'affectionne, mais je n'arrive pas à faire la voix stridente encore) avec tes raisonnements, sache-le.
Parce qu'on a jamais assez de fringues. Les robes, n'en parlons même pas.
Parce que ça m'a fait plaisir.
Parce que j'ai oublié mon boulot que je n'aime pas toujours pendant ce temps-là.
Parce que j'en avais envie.
Parce que je vomis le raisonnement selon lequel si tu achètes des fringues tu es une fille superficielle.
Je n'aime pas la mode.
Comprendre, je DETESTE par dessus tout qu'on me dise "ça se fait" ou "ça ne se fait pas", la deuxième assertion me donnant immédiatement envie de la contredire d'un air narquois qui n'est pas sans rappeler la morgue insolente de nos chers adolescents : "Ben si, MOI je le fais *air narquois dit "faciès de la tête à claque"*".
Par contre, j'aime les fringues. Les accessoires. Les chaussures, même si avec mes pieds presque plats c'est un défi de ne pas ressembler à un vieux morse rampant qui a essayé pour une fois des talons.
Et j'aime Cotélac. C'est français, c'est beau,
Alors ok, la petite robe bleue qu'on voit partout portée par môa qui repousse depuis des mois le passage chez le coiffeur et qui ne sait même pas se tenir droit, comme ça elle paie pas de mine.
Mais le tissu est magnifique et bon là ça ne se voit pas mais elle est super belle. Je te raconterai un jour pourquoi je n'arrive pas à prendre de photos correctes (une question d'appartement, d'appareil photo sans pied, et de vis-à-vis pété de rire une fois lors d'une de mes séances d'auto-prenage de clichés, version "mouah tu es belle, fais l'amour à l'objectif ma chérie").
En gros plan ça donne ça
Au début, je suis entrée pour essayer une jupe imprimée verte (qui me fait encore de l'oeil dans ma tête, mais faut pas croire, je ne vais pas me laisser manger par un bout de tissu!).
Le bleu Klein, c'est le nouveau noir, et gna gna gna...
Mais vous ne pouvez pas comprendre! Cette robe, elle m'a caressée du regard, ensuite c'est le tissu qui a apprivoisé ma main. Puis dans la cabine, elle s'est faite souple, douce, je me suis sentie jolie, et du coup...j'ai cédé.
Mais j'en oublie mon titre (imaginez un cours de français, avec moi on s'ennuie pas, mais parfois on galère pour retrouver le point de départ, bref je m'égare encore), rah la la heureusement que tu es là pour me rappeler à l'ordre.
Pourquoi c'est bien? (même si ton banquier, ta maman raisonnable, oui chiante, c'est pareil, ton chéri pensent le contraire).
Je suis persuadée déjà qu'avoir acheté ma robe a provoqué une décharge d'endorphines dans mon cerveau, comme lorsque je m'étais luxé le petit orteil, que le chirurgien m'avait fait hurler en injectant avec toute la délicatesse dont il était capable un anesthésique dans la petite aubergine qu'était devenue mon petit quintus, nom scientifique donné à cette saucisse cocktail qu'on daigne appeler orteil (sérieux, j'ai envie de pleurer à chaque fois que je vernis le mini ongle qui orne ce ridicule reliquat de nos illustres pattes, mais je m'égare encore).
Là, après l'avoir insulté, avoir maudit sa femme et ses enfants, lui avoir souhaité de mourir dans d'atroces souffrances, je l'ai soudainement regardé avec un regard qui dégoulinait de gratitude, parce que soudainement je n'avais plus mal.
Alors, tu vas me dire, "oui mais avant d'acheter ta robe, tu n'avais pas mal!"
Pourquoi c'est quand même bien et qu'il ne faut pas culpabiliser
Déjà, tu commences à m'emmerder graaave (pour reprendre une expression adolescente que j'affectionne, mais je n'arrive pas à faire la voix stridente encore) avec tes raisonnements, sache-le.
Parce qu'on a jamais assez de fringues. Les robes, n'en parlons même pas.
Parce que ça m'a fait plaisir.
Parce que j'ai oublié mon boulot que je n'aime pas toujours pendant ce temps-là.
Parce que j'en avais envie.
Parce que je vomis le raisonnement selon lequel si tu achètes des fringues tu es une fille superficielle.
samedi 5 mars 2011
Soleil de printemps et grosse bosse au front
Je photographie mes jambes (avec chaussettes immondes, mais je m'en fous) pour deux raisons :
- Le bonheur du soleil de printemps
- Une grosse bosse au front.
Pour expliquer ce dernier point, il faut remonter le temps. Parfois je suis prise d'une folie réorganisatrice et je bouge les meubles. Cette fois-ci, le piano a changé de pièce pour intégrer le salon. Le souci, c'est que mes habitudes ne concordent pas toujours avec cette nouvelle disposition. Du coup, je me suis éclaté le front en enlevant mes vieilles bottes.
Deux jours avant la rentrée.
La grande classe.
vendredi 4 mars 2011
Un chat noir dans une bibliothèque
ou De l'utilité décorative de mon chat (toute relative).
Avantages :
- Il est mignon
-Il est tout léger et élégant
-Tout doux et chaud, à la fois peluche et bouillotte
- C'est MON chat noir de sorcière que c'est trop la classe d'en avoir un.
Inconvénients:
- Il a ruiné mon tapis en laine
- Il vomit partout, mais de préférence sur des trucs que j'aime bien (genre mon sac Vuitton vintage), ce qui tend à contredire le deuxième point de mes avantages.
- Il gratte dans sa litière spécialement quand j'ai envie de dormir et produit des horreurs olfactives évidemment pendant mon repas
- Quand je ne fais pas attention à lui, il se venge mesquinement (papier toilette déroulé partout, coussin dépiauté) de préférence quand j'ai des invités.
Ouais... Mais... Je vous ai dit qu'il était mignon? :D
jeudi 3 mars 2011
La complainte d'un hère songeur
Quand on corrige des rédactions, la grammaire, la syntaxe et la bonne orthographe sont parfois tellement bafouées qu'on en vient à s'interroger sur la façon d'écrire certains des mots les plus simples.
Aussi, lorsque le personnage de la rédaction de cet élève a dit "d'un hère songeur" qu'il fallait garder espoir en la vie (note pour moi-même: ne JAMAIS donner un sujet de rédaction à caractère autobiographique), quelque chose m'a attendri.
Je l'ai imaginévautré penché consciencieusement sur sa copie, absorbé dans sa volonté de bien faire. Avec un "h" et un "è", l'air prend immédiatement de la profondeur non?
Ben oui, il est songeur.
Faut suivre un peu.
Aussi, lorsque le personnage de la rédaction de cet élève a dit "d'un hère songeur" qu'il fallait garder espoir en la vie (note pour moi-même: ne JAMAIS donner un sujet de rédaction à caractère autobiographique), quelque chose m'a attendri.
Je l'ai imaginé
Ben oui, il est songeur.
Faut suivre un peu.
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